Symbolique du tatoo

Qu'il soit petit, grand, long, large....... Qu'il représente un dauphin, un papillon, un diable, un cœur ou le plafond de la chapelle Sixtine, le tatouage est pur symbole pour celui qui le porte.

Il exprime dans son aspect indélébile l'expression forte d'une pensée, d'un état et d'un état de soit.
Il peut, selon la forme et l'image choisie, exprimer la force, la passion, l'amour, la haine, ou tout simplement une image dans laquelle on se retrouve ou un sentiment que l'on voudrais faire passer.

De plus, il n'y a pas de tatouage sans sang versé:

Cette particularité de cet acte lui confère ainsi un haut degré d'implication et de symbolisme. Depuis la nuit des temps, verser son sang volontairement est un acte de bravoure , de résistance ou d'acceptation.
La douleur, est quand à elle un élément primordial a l'acte de se faire tatouer.
Cette douleur, masochisme psychologique et preuve de courage, est la valeur ajouté à d'autre forme d'art graphique et c'est elle qui fait la différence.Il est inconcevable pour le tatoué de supposer un seul instant que le tatouage puisse être indolore. La douleur lancinante et la brûlure que lui procure l'aiguille plongeant et replongeant dans son épiderme, est une expérience qui est indissociable de l'image qu'il montrera fièrement plus tard.

La symbolique du tatouage, introduit aussi l'aspect intemporel des choses:

Bien qu'a notre époque il soit plus facile de se faire enlever une image gravée qu'au siècle dernier, l'encrage épidermique est bien souvent l'issue d'une longue réflexion personnelle qui poussent les personnes à se poser nombre de question sur l'image et le reflet d'elle-même qu'elles vont donner à la société et ce, bien souvent jusqu'à la fin de leurs existence.

La technique même du tatouage, rappelle elle aussi la symbolique du nombre 3.

3 éléments, 3 symboles.Chez certains, tailleur de pierre, ciseaux, et matière : la pierre.

En tatouage, tatoueur, machine et matière : l'homme.

Autrefois, le tatoueur pour introduire les pigments colorés sous la peau du tatoué, se servait de fragments d'os, de coquillage, d'ivoire ou de bambou. Depuis l'origine des temps jusqu'à 1891 et l'invention de la machine à tatouer, le principe du tatouage est toujours le même : 3 éléments indissociable pour faire l'œuvre. 

Le tatouage, dans son application peut rejoindre aussi la symbolique des éléments.

  • L'eau : l'encre
  • La terre : la peau
  • L'air : élément cicatrisant
  • Le feux : la douleur.

En fait, il existe plusieurs façons de vivre son tatouage.

Il y a ceux qui arrivent et qui déballent, et puis ceux qui entament le dialogue, se font connaître au travers d'une philosophie et d'un mode de pensée et si il sentent l'éventuelle possibilité d'une assez grande ouverture philosophique et humaine, il envisagent alors de se dévoiler. C'est personnellement la méthode que j'emplois.
Le monde d'aujourd'hui qui ce veut ouvert et sans tabou, n'est en fait que la continuation des siècles précédent dans tout ce qu'il ont apporté d'intolérance, d'incompréhension et de préjugé sur l'homme.
Vous êtes tatoué, vous êtes donc un voyou et un être peut recommandable !.
J'ai donc, pour ma part, choisi la discrétion. Au cours de ma vie, je suis amener à rencontrer de nombreux décideurs qu'il soient privés ou public.
Je ne crois pas qu'arriver les manches relevées m'ouvrirait les portes.
Lâcheté me direz vous ?, je vous répondrais que le faire serait pur stupidité.
Notre civilisation chasse comme elle l'a toujours fait le hors norme. Et comme nous disons si bien : pour vivre heureux, vivons caché... ce à quoi j'ajouterais « et plus si affinités »
Conclusion : Etre ou ne pas être ?

L'origine du tatouage se perd dans la nuit des temps.

Depuis le premier homme connu en passant par l'Egypte, l'Inde, l'Asie, et l'Europe, les racines du premier tatouage se perdent dans les glaces éternelles du temps.
Culture mystique, universel au sens humain du terme, il est le dénominateur commun de bien des civilisations d'initiés, certaines aujourd'hui disparues.
Seule certitude, il est apparu il y a bien longtemps et est venu à nous sous une forme nouvelle et mutée dont les traditions tentent à refaire surface, dans une civilisation en quête de son histoire et de ses racines.
En Occident, la tradition perpétuée par les bagnards, les marins au long cour et les voyous, depuis 200 ans, cette tradition que tous les pouvoirs ont tenté d'écarter en bannissant et en reléguant aux marges de la société ces porteurs, est redécouverte et comble d'ironie réimportée par delà les mers vers les peuples a qui nous l'avions arraché.

Carte d'identité, reflet de la pensée, récit d'une histoire ou d'un passé, volonté d'appartenance, revendication silencieuse ou simple décoration le tatouage a été, est et sera...